Activités parlementaires 22-25 mai 2018

Antoine Herth estime que le projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable (EGAlim) n'enlèvera pas la frustration de ne pas connaître la boussole du gouvernement en matière de politique agricole.

Antoine Herth est intervenu lors de la discussion générale du « PJL EGAlim ».

Il estime que ce texte n'enlèvera pas la frustration de ne pas connaître la boussole du gouvernement en matière de politique agricole.  En dépit de l'ambition affichée par le ministre de porter un espoir pour tous les secteurs de l'agriculture, le texte demeure muet sur la PAC, les accords de libre-échange ou encore la question foncière. Autant d'enjeux et de défis à relever pourtant essentiels au futur de notre agriculture et qu'il aurait par conséquent été nécessaire d'aborder dès aujourd'hui, dans le cadre d'une loi englobant l'ensemble de ces sujets.

Si Antoine Herth partage l'objectif affiché d'obtenir un indispensable rééquilibrage des relations commerciales au sein de la filière alimentaire, il s'interroge néanmoins si les moyens proposés par le texte seront suffisants pour réussir ce pari.
D'autant que de nombreuses mesures envisagées pourraient se traduire par une nouvelle sur-transposition des règles européennes, la création de nouvelles distorsions de concurrence et partant, immanquablement augmenter les charges de la Ferme France.

Au total, le credo qu'exprime ce texte pourrait s'écrire : « Agriculteurs de France, soyez au service des consommateurs du marché intérieur, sachez répondre à leurs attentes et sachez surtout mieux vous organiser pour être payés en retour », tout en laissant entendre également « Quant à la PAC, à l'export et aux politiques structurelles qui ont fait le force de l'économie agroalimentaire du pays, elles seront bientôt reléguées au musée ».