Infos & Débats n°27 | 24 janvier 2019
Le traité d'Aix-la-Chapelle
 
C’est dans la salle du couronnement d’Aix-La-Chapelle, sous le patronage de Charlemagne, qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont donnés rendez-vous pour parapher le nouveau traité d’amitié entre la France et l’Allemagne. Le précédent avait été conclu entre De Gaulle et Adenauer il y a 56 ans, quelques semaines avant ma naissance : il a depuis permis le développement de l’Union de l’Europe à travers un projet partagé de paix et de prospérité.

Le monde de la presse, toujours friand de nouveautés, a unanimement souligné, qui le manque d’enthousiasme, qui l’absence d’annonces fracassantes. Certes, la Chancelière s’en est tenue à un discours de raison sur le thème : « face à la montée des périls, il faut resserrer les liens entre nos deux nations ». Le Président de la République s’est lui davantage placé dans une perspective historique où dominait l’émotion…

Mais c’est peut-être en écoutant les arguments des opposants, comme ce vieux slogan nationaliste de « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » qui enflamme les réseaux sociaux, qu’on comprend l’importance de rappeler des évidences. L’évidence, c’est qu’après avoir ravagé le continent et provoqué des millions de morts au cours des deux guerres du début du XXe siècle, après avoir ensuite disparu des radars pendant 70 ans, le sentiment nationaliste avec son cortège de xénophobie a de nouveau le vent en poupe! Partout en Europe, les opinions publiques sont séduites par les thèses extrémistes de droite ou de gauche jusqu’à provoquer l’absurde processus du Brexit au Royaume-Uni. Comment, dès lors, ne pas sonner le tocsin?

Il est bien évident que le Traité d’Aix-La-Chapelle ne changera pas fondamentalement la donne. Mais il est le signal de mobilisation de toutes les bonnes volontés pour préserver le précieux héritage de Monet et Schumann. La véritable nouveauté viendra dans un second temps de l’accord parlementaire franco-allemand qui doit ouvrir la voie à une collaboration régulière entre l’Assemblée nationale et le Bundestag sur les orientations de nos législations respectives, le but étant de rapprocher progressivement nos points de vue.

D’autre part, l’accent sera mis sur la coopération transfrontalière afin que nos concitoyens puissent mesurer dans leur vie quotidienne à quel point l’ouverture aux autres est bien plus avantageuse que la reconstruction des frontières. C’est aussi dans cette perspective que je soutiens l’avènement d’une Collectivité européenne d’Alsace qui sera un véritable laboratoire pour une coopération franco-allemande renforcée.

Oui, la cérémonie de signature du Traité d’Aix-La-Chapelle s’est faite sans tambours ni trompettes, juste quelques intermèdes musicaux d’un orchestre de chambre. Mais il n’en annonce pas moins un changement de cap et rythme dans notre ambition européenne commune.

Je rencontre, tour à tour, les élus des cinq Communautés de Communes de la circonscription afin d'échanger dans le cadre du Grand Débat National. 
Dans le studio de la télévision locale du Val d'Argent pour une interview sur le contournement de Châtenois et les problématiques liées à la mobilité.
L'assemblée générale de la FDSEA a été l'occasion pour la profession agricole de faire le point sur les défis auxquels elle est confrontée.
Dans ses voeux, Bernard Stalter, Président de l'APCMA, a proposé d'élargir le Grand Débat National à des thèmes touchant de près le monde de l'artisanat.
Au Brannkessele, les commentaires de Jean-Georges Hirschfell sur l'actualité toujours aussi caustiques font le bonheur du public. 
Certains sujets présentés à l'exposition d'aviculture de Sélestat seraient dignes de fournir de l'inspiration pour le prochain Carnaval.
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

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