Infos & Débats n°30 | 7 mars 2019
Salon de l'Agriculture
 
Une fois de plus, le Salon international de l’Agriculture a tenu ses promesses : un public nombreux s’est pressé dans ses allées pour admirer, déguster, bref communier avec cette véritable institution à la source de notre excellence gastronomique et de la diversité de nos paysages ruraux. 
 

Les campagnes attendent des actes
 
Du côté des professionnels, l’ambiance était plus mitigée après une année agricole marquée par une forte sècheresse et des attaques tous azimuts contre l’élevage et, plus généralement, la consommation de viande.
 
Le secteur betteravier, quant à lui, traverse une grave dépression avec des cours mondiaux du sucre au plus bas.  La sanction ne s’est pas faite attendre avec l’annonce de la fermeture de deux usines sur le territoire français privant ainsi de débouchés des centaines d’exploitations agricoles. Les experts disent que ce n’est que le début d’un ajustement des volumes en fonction de la compétitivité des productions de chaque site.
 
On mesure dès lors l’impact que peuvent avoir les contraintes imposées par la règlementation française alors qu’elle ne s’applique ni en Allemagne, ni en Pologne et encore moins en Belgique. C’est bien le reproche que j’ai formulé vis-à-vis de décisions prises récemment en matière de « règles environnementales » : la France veut être l’élève modèle en matière de transition écologique sans mesurer préalablement les conséquences économiques ni adapter le tempo à ce que agriculteurs et industriels sont capables de réaliser sans casse sociale.
 
Dans une interview au Figaro, le patron de PSA, Carlos Tavares, ne dit pas autre chose au sujet des contraintes auxquelles sont soumis les constructeurs automobiles. Quand on va trop vite dans les virages, c’est la sortie de route assurée !
 

Enquête sur EGALIM
 
La loi « équilibre de l’agriculture et de l’alimentation » (EGALIM) a été l’autre sujet de débat entre les professionnels et les nombreux ministres et parlementaires qui ont fait le tour des stands. Entre contraintes nouvelles et promesses de prix rémunérateurs, le compte n’y est pas.
 
Certes le bio a le vent en poupe et c’est tant mieux. Cependant, avec une demande plus forte que la capacité de production actuelle de l’agriculture française, il y a fort à parier que les importations vont partir en flèche pour satisfaire la demande. Résultat : l’engouement pour le bio va surtout faire le bonheur des agriculteurs des pays à bas coût de main d’œuvre. Cette affaire n’est pas sans rappeler le développement de l’électricité photovoltaïque qui, à grand renfort de subventions, a surtout profité aux industriels chinois du silicium !
 
Enfin, la nouvelle régulation des relations commerciales entre producteurs agricoles et grande distribution devant permettre une juste rémunération des premiers selon leurs coûts de production, semble également patiner. Aussi, l’Assemblée nationale va créer une Commission d’enquête pour vérifier la bonne, ou moins bonne, exécution des nouvelles dispositions légales qui doivent permettre de moraliser le commerce alimentaire et garantir à chacun un revenu équitable.
 

Tour de chauffe politique
 
Traditionnellement inauguré par le Président de la République, le SIA voit également défiler autour du ring des bovins les chefs des partis politiques de tous bords. Ils n’ont qu’une hâte, c’est d’entrer à leur tour dans le ring…de la campagne des élections européennes.
 
A trois mois de cette échéance, il a bien sûr été question de l’avenir de la PAC. Mais dans la grammaire politique, ce qui compte pour l’heure, c’est quel programme, quelle tête de liste ? Et pour les petites formations politiques il s’agit de répondre à cette question : y aller seul ou s’associer avec d’autres ?
 
Pour AGIR_la droite constructive, et comme je me plais à le préciser « pro européenne », la question est désormais tranchée. Mon parti apportera sa contribution et son soutien à une liste d’union avec LREM, le MODEM et probablement d’autres. En effet, le cap fixé récemment par Emmanuel Macron fait écho à nos aspirations.
 
L’Europe n’est pas parfaite, certes, mais c’est bien dans le but de lui donner un nouvel élan qu’il faut rassembler toutes les bonnes volontés pour moderniser cet outil de coopération vital pour notre avenir. Dans une compétition mondiale féroce, où tous les coups semblent permis, aucun pays d’Europe ne peut espérer inverser le rapport de force, n’en déplaise à nos voisins anglais. Oui l’Europe doit être plus protectrice, mais aussi plus offensive.
 
Face à la concurrence économique, face aux enjeux de sécurité, face au défi climatique, face aux questions d’immigration, seule une union forte des états européens peut nous permettre de défendre notre modèle de société et garantir l’avenir de notre jeunesse. Si la tentation du populisme et du nationalisme devait gagner notre continent, cela reviendrait à un suicide collectif et nous transformerait en proie de choix pour les prédateurs qui nous entourent.
 
Il y a plus d’un siècle,  les agriculteurs ont fondé des coopératives laitières et céréalières pour commercialiser leur maigre production. Ils ont fait le choix de la solidarité pour être plus forts ensembles. En matière d’Europe nous sommes face à la même équation : l’union ou le déclin.


 
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Y a-t-il une vie après le glyphosate? Interview de la revue du Trombinoscope au Salon de l'Agriculture. 
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© D.Pettermann
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Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a reçu les parlementaires alsaciens pour évoquer la future Collectivité Européenne d'Alsace.
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Confettis et bonne humeur au rendez-vous des nombreux spectateurs de la cavalcade du Carnaval de Hilsenheim.
Rendez-vous annuel des amateurs de belles cylindrées au Salon de la Moto à Andlau. 
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

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