Infos & Débats n°41 | 3 octobre 2019
Adieu, Monsieur le Président

Avec sa carrure élancée, son sourire jovial et son nom à deux syllabes qui fleure bon le terroir, « le grand Jacques » incarnait une part de la France éternelle. Quant à son amour des Français, il ne s’est jamais démenti.

 La star du Salon de l’Agriculture
C’est pendant la campagne présidentielle de 1995, lors de son passage sur le stand des Jeunes Agriculteurs, que je l’ai croisé pour la première fois. Candidat au plus bas dans les sondages, il était opposé au premier ministre Edouard Balladur. Pourtant, pour nous, jeunes syndicalistes alors totalement éloignés des jeux politiciens, il n’y avait aucun doute : de tous les candidats qui ont défilé au salon, c’était bien Chirac qui sortait du lot, et pas qu’un peu. 
 
Un grand élu alsacien qui soutenait le chef du gouvernement m’a questionné lors du voyage retour. J’ai répondu franchement : « Balladur ? Aucune chance : il n’a pas le contact avec les gens ! » Je vous fais grâce de la tête de                                                                                              mon interlocuteur…

Depuis, j’ai la conviction que c’est début mars au salon de la Porte de Versailles que se font et se défont les carrières politiques. La dernière campagne présidentielle m’a d’ailleurs conforté dans ce sentiment.

La chaleur et la simplicité qu’il mettait dans son contact avec les gens donnaient à Jacques Chirac un tel charisme que chacun de ses interlocuteurs se sentait l’objet d’une attention personnelle. C’est cet homme affable que la France pleure depuis une semaine, car il avait fini par entrer dans la vie de chacun comme un voisin de quartier ou un ami proche.
 

La politique chevillée au corps
 
Les nombreuses chroniques et émissions télévisées ont également permis à chacun de redécouvrir l’homme d’Etat qui a écrit de nombreuses pages glorieuses, et pour d’autres moins heureuses, de l’histoire politique des quarante dernières années. Il lui fallut beaucoup de passion, de persévérance pour accéder aux plus hautes fonctions. Il prit de nombreux coups et en rendit probablement davantage à une époque encore marquée par les idéologies et les affrontements bloc contre bloc. Il connut plus d’une fois l’ivresse de la victoire mais aussi le goût amer de la défaite.
 
Ce fut également le cas lors de son dernier mandat de président de la République. Jeune parlementaire, je me suis réjoui de ses succès tout comme j’ai partagé ses échecs en particulier lors du referendum de 2005 qui mit durablement la France et l’Europe en difficulté. Envers et contre tout, et malgré sa santé qui faiblissait, Jacques Chirac est resté un grand humaniste comme j’ai pu le constater lors d’une dernière rencontre à l’Elysée…autour d’une bière.
 

Des décisions politiques majeures
 
De ces dernières années de présidence, je retiens son engagement en faveur du handicap, de la lutte contre le cancer ou encore de la sécurité routière. Autant de décisions qui ont sauvé des vies ou ont permis d’améliorer le quotidien de ceux qui souffrent.
 
Européen convaincu, il était également très actif sur la scène diplomatique. Chacun se souvient de son grand discours visionnaire de Johannesburg et son fameux « la maison brûle et nous regardons ailleurs ». Depuis, les politiques de lutte contre le changement climatique n’ont cessé de prendre de l’importance jusqu’à mobiliser les foules.
 
Il eut aussi le courage de dire la vérité au sujet des prétextes fallacieux qui ont justifié la seconde guerre d’Irak. Je lui suis reconnaissant d’avoir refusé d’entraîner la France dans un conflit qui déstabilise encore le Proche-Orient et nourrit la haine des extrémistes religieux.
 
A l’heure où son corps repose en terre, chacun de nous doit faire le deuil d’un homme qui incarnait si bien la France dans toutes ses contradictions. Mais qui était vraiment Jacques Chirac ? La réponse se trouve peut-être derrière les masques africains du Musée du Quai Branly. Ils nous parleront certainement d’un homme de culture, sensible et raffiné, amoureux du genre humain.


Audition de Jean-Dominique Sénard, Président du Groupe Renault par la Commission des Affaires Economiques. 
 
Mise en oeuvre du Traité d'Aix-la-Chapelle: le renforcement de notre coopération n’est pas une option facultative : c’est une nécessité vitale.
Une machine à vendanger construite dans le Palatinat dans la cour de l'Ambassade d'Allemagne à l'occasion de la réception pour le Jour de l'Unité allemande, réception où la Rhénanie-Palatinat était mise à l'honneur cette année.
Le groupe d'amitié France-Brésil a rencontré Celia Xakriaba, militante et représentante des peuples indigènes du Brésil pour évoquer la situation de ces peuples dans le Brésil du Président Bolsonaro.
 
Le Parlement clarifie certaines dispositions du droit électoral

A la suite des dernières élections législatives, le Conseil constitutionnel avait formulé des observations sur certaines incohérences du code électoral. Deux propositions de loi ont été adoptées à la quasi-unanimité par l’Assemblée nationale pour tenir compte des ces observations et modifier les points techniques posant problème.

Tout d’abord, les règles de la campagne électorale sont homogénéisées : dorénavant, toutes les opérations électorales (collage, tractage, réunions publiques…) sont interdites le samedi précédent le jour du vote à 0h (les réunions publiques étaient encore autorisées). 

Ensuite, les interrogations et les doutes qui demeuraient sur les bulletins de vote sont levés : désormais, il explicitement interdit de faire figurer le nom d’un tiers sur un bulletin (avant l’interdiction de faire figurer le nom d’une personne non-candidate était interprétée très largement). De même, l’apposition d’une photo d’un animal ou d’une personne (en dehors de celle du candidat) sur le bulletin  est explicitement interdite.

S’agissant du financement des campagnes, la loi élargit la dispense d’expertise comptable, notamment aux candidats qui ont obtenu moins de 5% des suffrages. Une mesure de simplification bienvenue. Seul regret sur le financement : le gouvernement n’a pas voulu suivre les parlementaires qui proposaient d’enfin clarifier les règles concernant les menues dépenses engagées directement par les candidats, règle suffisamment évasive actuellement pour toujours poser quelques petites difficultés aux candidats.

La loi clarifie enfin les règles d’inéligibilité pour manquement aux règles de financement des campagnes électorales, avec un renforcement des pouvoirs du juge électoral qui pourra déclarer un candidat inéligible « en cas de volonté de fraude ou de manquement d’une particulière gravité » à ces règles.
En circonscription
Andrès Ebhardt avec la statue de son arrière-grand-père Bodo, architecte de la reconstruction du Haut-Koenigsbourg, lors de l'inauguration de la Grand' Rue et de la place des Charpentiers rénovées à Orschwiller.
Le Conseil Municipal de Kertzfeld avec son maire Claude Schoettel en visite à l'Assemblée nationale. 
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

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