Infos & Débats n°51 | 21 février 2020
Refuser le séparatisme
 
Il n’y a pas qu’en matière d’équipements routiers qu’il existe un effet nimby (*) mais aussi en matière de politique lorsque le sujet est particulièrement sensible. Tous les élus locaux auraient probablement préféré que le chef d’Etat s’exprime ailleurs qu’à Mulhouse sur la question des « communautés » qui défient la République. Ce n’est pourtant pas leur faire injure que de reconnaître qu’il y a des quartiers concernés par ces dérives et que, majorité après majorité, les municipalités se sont employées à endiguer le mal « séparatiste » ou pire, les dérives salafistes. Simplement, l’engagement des services de l’Etat à leur côté n’a probablement pas été aussi important que nécessaire. Alors, il faut plutôt se réjouir qu’Emmanuel Macron prenne le taureau par les cornes et sonne la mobilisation générale. 
 
Le cadre
Les quatre lignes force développées par le Président de la République abordent sans détour les sujets qui fâchent et il donne le cadre de son projet de « reconquête républicaine ».
  • Ramener la République là où elle a démissionné : « le séparatisme islamiste est incompatible avec l’indivisibilité et la nécessaire unité de la Nation ». Il s’agit en particulier de redéployer une offre dans les domaines sportifs, périscolaire, sanitaire, culturel, social.
  • Reprendre le contrôle et lutter contre les influences étrangères : c’est la fin annoncée de l’accueil des « imams détachés » envoyés par d’autres pays et la volonté de former des imams en France, maîtrisant la langue et les lois de la République. Se pose aussi la question de la transparence en matière de financement de lieux de cultes.
  • Lutter avec détermination contre toutes les manifestations du séparatisme et du repli communautaire : il s’agit de lutter, contre tous les comportements (discrimination des femmes, déscolarisation, rejet de l’autre) qui veulent faire accepter qu’une loi religieuse puisse être supérieure aux lois de la République.
  • Encourager une meilleure organisation du culte musulman : il s’agit de favoriser l’émergence d’un interlocuteur crédible et reconnu afin que les pouvoirs publics puissent définir les règles du jeu avec les principaux intéressés.
 
L’Université de Strasbourg en exemple ?

Mais où mieux qu’en Alsace Emmanuel Macron pouvait-il espérer aborder ce sujet, sans stigmatiser nos concitoyens musulmans, avec la détermination sereine qui sied à un problème d’envergure nationale ? Forte de son expérience « concordataire », l’Université de Strasbourg a déjà exploré la piste d’une formation théologique à destination des futurs imams comme le président l’appelle de ses vœux. L’idée d’un département d’études islamologiques adossé à la faculté de théologie protestante est régulièrement évoqué. Mais les désaccords entre différents courants musulmans ne permettent pas de concrétiser. Il existe bien un diplôme universitaire de formation des cadres religieux. Ne s’y intéressent cependant que les futurs aumôniers, rémunérés par le gouvernement français et astreints à une formation civile et civique. Points d’imams donc pour se couler dans le cadre d’un diplôme d’Etat et, par voie de conséquence, d’en accepter les contraintes. Le chemin est encore long pour réduire les ghettos idéologiques qui gangrènent nos banlieues.

Enfin, il s’agit aussi de tirer au clair les relations avec certains états, en particulier la Turquie, qui pourraient être tentés de s’immiscer dans le débat national à travers la voix de propagandistes religieux peu soucieux de laïcité.


 
(*) Not in my back yard: “pas dans mon jardin”
PJL Retraites: André Chassaigne, président du groupe GDR, présente la motion référendaire, finalement rejetée.
La proposition de loi visant à encadrer les activités des enfants youtubeurs adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale.
Le Président Directeur Général et le Directeur Scientifique Agriculture de l'INRAE devant les députés de la MIC sur le Glyphosate.
Anne Tallineau, Secrétaire Générale de l'OFAJ, présente les priorités de l'organisme devant le Groupe d'Amitié France-Allemagne. 
Les Vignerons Indépendants du Grand Est se sont constitués en Fédération Régionale à l'occasion du Salon des Vignerons Indépendants qui s'est tenu à Strasbourg le weekend dernier. Répartis en parts égale entre l’Alsace et la Champagne, ses 900 membres s'impliquent sur l'environnement et l'oenotourisme ainsi que l'export qui constitue une large part de leurs marchés dans une région frontalière avec quatre pays.

41.000
 
Plus de 41.000 amendements déposés sur le projet de loi portant réforme des retraites, principalement par les groupes France Insoumise et GDR. 
De nombreux élus ont répondu à l'invitation du Maire Yves Guillou pour inaugurer le Groupe Scolaire et Périscolaire Adelaïde à Sermersheim.
Le Salon de l'Apprentissage aux Tanzmatten de Sélestat a été l'occasion de présenter les filières accessibles par cette voie.  
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

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