Infos & Débats n°54 | 8 juin 2020
Sommaire
Agir Ensemble, un nouveau groupe à l'Assemblée nationale
28 juin, second tour des élections municipales
Ouverture du poste frontière de Marckolsheim
Agir Ensemble. C’est le nom du groupe politique que j’ai contribué à fonder fin mai. Autour de son président Olivier Becht, il regroupe les députés Agir et des collègues qui était précédemment membres du groupe majoritaire.

A l’heure du bilan de la crise sanitaire, à l’heure où il est urgent aussi de proposer des solutions pour sortir le pays de l’ornière économique et sociale, ce groupe a l’ambition de soutenir l’action du gouvernement dans l’esprit d’un centre-droit libéral et pro-européen. 

Ces dernières semaines, l’Europe a souvent été critiquée car incapable d’apporter une réponse aux problèmes sanitaires. Encore fallait-il que les états membres lui en délèguent la mission : voilà un sujet où il faudra revoir le logiciel. En revanche sur le plan économique et financier, grâce à une stratégie commune de gestion de la dette, nos économies ont su résister au choc de l’effondrement du PIB.

Il faut à présent faire redémarrer la production et le commerce pour sauver un maximum d’emplois. C’est dans ce contexte très tendu que nous avons voulu clarifier notre positionnement politique par un soutien affirmé au gouvernement dans le but de contribuer par nos idées au redressement de la France.


Un deuxième tour inédit

Le gouvernement a tranché : le second tour des élections municipales aura bien encore lieu ce printemps, le dimanche 28 juin.

Alors que, grâce aux efforts faits par toutes et tous lors du confinement, la pandémie semble sous contrôle, que l’activité reprend lentement mais sûrement depuis le 11 mai dernier, il semble légitime que la vie démocratique reprenne, elle aussi, ses droits. Il est essentiel aussi, que les assemblées et exécutifs locaux soient mis en place, ne serait-ce que pour permettre aux nouvelles équipes de mettre en œuvre leurs projets et de reprendre ainsi le cours normal des choses. 

Cette décision qui implique le déplacement de plus de 16 millions d’électeurs dans les communes où les conseils ne sont pas encore au complet n’a pas été prise à la légère. Elle s’appuie d’abord et avant tout sur l’avis du conseil scientifique qui a bien souligné la nécessité de sécuriser les opérations électorales.
Pour cela, le conseil liste un ensemble de règles sanitaires à respecter lors des différentes étapes du processus électoral (dépôt des candidatures, acheminement de la propagande électorale...).

Pour les opérations de vote proprement dites, le conseil recommande ainsi:

  • le prolongement de la validité des procurations;
  • le respect des gestes barrières (lavage des mains, aménagement des flux dans les bureaux de vote afin d'éviter les contacts, aération, stylo apporté par les électeurs...) ;
  • le port du masque et de visière de protection obligatoire pour les membres des bureaux de vote ;
  • le port du masque préconisé pour les électeurs ;
  • un dépouillement réalisé par le nombre minimum requis de personnes ;
  • la désinfection des bureaux de vote après l'élection.

En outre, pour le conseil, les personnes à risque ne devraient pas être membres de bureau de vote et les préfectures ne devraient pas organiser de soirées électorales.

Pour ce qui est de la campagne électorale proprement dite, le début de la campagne officielle est fixé au 15 juin, pour un délai de dépôt des candidatures fixé entre les 29 mai et 2 juin. A noter que dans les communes de moins de 1.000 habitants, les candidats non élus au premier tour sont automatiquement considérés comme candidats au second.

De même, pour tenir compte du report du second tour, les modalités de remboursement des dépenses de propagande électorale sont revues. Le plafond des dépenses électorales est ainsi augmenté par l'application d'un coefficient de 1,2. De plus, la durée maximale des prêts que peuvent contracter les candidats au second tour auprès de personnes physiques est portée à 24 mois.

Ces règles étant posées, il n’en demeure pas moins que la principale « particularité » de ce scrutin, pour les candidats comme pour les électeurs, sera la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, de faire une campagne électorale classique. Il n’est ainsi pas question, à ce jour, d’organiser des réunions publiques. Gageons toutefois que ces difficultés, qui s’appliquent à tous les candidats, seront pour eux source d’imagination et d’innovation, à l’image de celles dont les Françaises et les Français font preuve quotidiennement pour permettre à notre pays de surmonter la crise sanitaire.
 

Avec mon collègue Peter Weiss, Député de Lahr-Emmendingen, nous avions sollicité le Ministre fédéral de l'Intérieur allemand pour lui demander la réouverture de postes frontières entre nos deux circonscriptions. Après celui de Gerstheim le 1er mai, c'est le poste frontière de Marckolsheim qui a rouvert au trafic transfrontalier le 16 mai (actuellement encore limité aux déplacements rentrant dans le cadre des dispositions prévues par les autorités allemandes, la libre circulation devrait être rétablie le 15 juin). Nous nous sommes retrouvés à cette occasion pour rappeler notre attachement au projet européen et à l'importance d'une gestion de crise concertée afin de ne pas impacter plus que nécessaire les relations entre deux pays, dans nos régions frontalières où elles ont très souvent une dimension familiale ou professionnelle. 
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

Conformément au RGDP, vous disposez d'un droit de consultation et de rectification des données vous concernant. Votre adresse mail ne sera pas utilisée à des fins commerciales ni cédée à des tiers.
Si vous souhaitez vous désabonner de cette publication, cliquez ici.

Pour suivre l'actualité d'Agir, la Droite Constructive ou adhérer en ligne, rendez-vous sur le site d'Agir.