Infos & Débats  n°2 | 30 novembre 2017

Agir. 
C’est par ce verbe que se conclut souvent une période d’analyse, de réflexion, d’hésitation aussi. En fin de compte agir devient une nécessité.
Agir sera aussi le nom du parti politique que je contribue à fonder avec mon collègue de Seine-et-Marne Franck Riester et, pour ce qui est des Alsaciens, le député Olivier Becht et la sénatrice Fabienne Keller.
Agir veut regrouper, sans imposer d’exclusivité, des parlementaires, des maires, des conseillers départementaux et régionaux, plus largement des femmes et des hommes qui se reconnaissent dans les termes de « la droite constructive». C’est une droite qui n’a pas honte de parler d’Europe, qui souhaite la réussite de la France et qui veut surtout apporter des réponses pragmatiques aux maux de notre temps.
Agir n’est pas une succursale de LREM. Agir ne fait pas de clin d’œil au FN. Agir a seulement l’ambition de moderniser la droite française dans un esprit ouvert, humaniste et veut aborder les futures échéances politiques avec nos partenaires centristes.  
Agir pour ne pas subir : une belle aventure commence.

Entretien avec l'ambassadeur de Bulgarie en tant que président du groupe d'amitié France-Bulgarie de l'Assemblée nationale

Vidéo: Question d'actualité du 28 novembre sur la feuille de route du gouvernement en matière de pesticides

Rencontre avec les responsables régionaux de la Fédération Nationale du Bois à la Scierie Feidt à Molsheim

Vidéo: Débat sur la prolongation de l'autorisation du glyphosate  par l'Union Européenne sur LCP
Le dossier glyphosate

Le 27 novembre, la Commission européenne a donc trouvé une majorité pour prolonger de 5 ans l'autorisation du glyphosate, provoquant  aussitôt un joli cafouillage au sein du gouvernement français. Alors que le ministre de l’agriculture se félicite de cet accord, celui de l’écologie regrette de ne pas avoir obtenu une limitation du renouvellement à trois ans. Et c’est finalement un tweet du président de la République qui tranche : quoiqu’en dise Bruxelles, pour Paris ce sera « trois ans si des alternatives sont trouvées d’ici là ». Voilà une posture bien surprenante pour un président qui a fait de l’Europe son pôle magnétique et de la compétitivité de l’économie son credo, d’autant que cette position fait débat tant sur le plan juridique qu’au sujet des dites alternatives.

Soulignons que la Commission européenne a quand même réussi un joli coup en démontrant que les institutions de l’Union sont robustes face à la polémique.

Mais quel est le véritable objectif  du Président en matière de pesticides ?
Le candidat voulait placer la France à l’avant-garde du « renoncement  aux pesticides» repris sous une forme plus radicale par un Nicolas Hulot qui veut les « éradiquer». Rue de Varenne, l’expression est variable selon les jours mais on est plutôt à la recherche d’alternatives alors qu’au Quai d’Orsay on prône la « sobriété»…pour l’Europe. Est-ce davantage la poursuite des plans Ecophyto visant à la réduction de la « dépendance des productions agricoles aux pesticides » ou la fin pure et simple des pesticides et le passage à un régime de prohibition?

Cette incertitude entretenue sur le cap du gouvernement en dit peut-être plus sur le style Macron que l’intéressé ne le souhaiterait. Sur la méthode de gouvernement : cela revient à appliquer le management par le stress bien connue dans le monde de l’entreprise où LREM recrute l’essentiel de ses troupes. Avantage : il pousse les acteurs du jeu (agriculteurs, agro-fournisseurs, scientifiques, gouvernants) dans leurs retranchements  et permet au Président de rebattre les cartes. Inconvénient : quand le désordre dure trop, la parole publique finit par se démonétiser et cela a déjà commencé chez les paysans. Autre piste : Emmanuel Macron flaire un danger. Nombreux sont les conseillers en image qui alertent sur les risques pour la suite d’une carrière publique si celle-ci était marquée par un scandale sanitaire. On se souvient du sang contaminé. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la préoccupation pour la santé humaine est l’élément moteur de la mission d’information sur les phytosanitaires de l’Assemblée nationale. Le terrain est donc glissant pour quelqu’un qui pense déjà à sa réélection..

Cette affaire permet également de dévoiler un peu le style politique du chef d’Etat: jusqu’à l’ère Chirac, l’agriculture relevait du supplément économie des journaux nationaux. Avec Sarkozy et Hollande, c’est l’agro-écologie qui est portée sur les fonts baptismaux et qui vient enrichir la rubrique ‘débats’ de la presse. Et Macron nous fait passer sans transition aux gros titres de la une. Sa boussole sera la concordance entre les arbitrages politiques et les attentes de la société. Une forme de realpolitik où, pour espérer le soutien de l’Elysée, il vaudra mieux ne pas se retrouver au cœur d’un cyclone médiatique comme celui du glyphosate. 

Le mot

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C’est par ces petits messages, désormais en moins de 280 signes, que Donald Trump met le feu à la planète. Plus sagement, Emmanuel Macron l’utilise pour arbitrer les querelles entre ses ministres.

En images
A l'occasion du Congrès des Maires de France, rencontre à l'Assemblée nationale avec une délégation de maires du canton d'Erstein.
Lors de l'inauguration de l'Espace Henri Loux à Gerstheim
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


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