Infos & Débats  n°5 | 25 janvier 2018

Lundi 22 janvier, les deux chambres basses française et allemande, le matin le Bundestag à Berlin et l’après-midi l’Assemblée nationale à Paris, ont débattu et voté une même résolution en faveur d’un nouveau traité de l’Elysée renforçant la coopération franco-allemande.

Cette cérémonie avait pour moi une résonance particulière. En effet, le précédent traité conclu par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer le 22 janvier 1963 a permis de sceller l’amitié entre nos deux pays après les conflits meurtriers dont notre belle Alsace a tant souffert. Et de surcroît, cela s’est passé quelques semaines avant ma naissance ce qui m’a valu d’être la première génération dans ma famille à ne pas connaître la guerre.

Cette Europe gage de paix est à son tour secouée par de nouveaux défis.

Celui des conflits sanglants au Moyen-Orient, en Afrique et de son cortège de migrants. Celui du doute avec le Brexit et les tentations nationalistes. Celui de la peur du déclassement avec la montée en puissance inexorable de l’Asie. Celui d’une crise climatique qui se précise saison après saison.

Réaffirmer l’amitié franco-allemande et vouloir relancer le projet européen est à mes yeux la seule façon raisonnable pour que l’Occident puisse continuer à maîtriser son destin durant le XXIème siècle. Dans cet esprit, la résolution commune des deux parlements a pour objectif de renforcer les coopérations dans les domaines de la défense, du climat, de l’énergie, du numérique et des innovations de rupture.

Mais rien ne sera possible si nous ne renforçons pas notre partenariat économique autour de la monnaie commune et avec une solidarité fiscale. De même, pour défendre un système de protection sociale unique au monde, il faudra obtenir des résultats dans la lutte contre le chômage en particulier celui des plus jeunes.

Enfin, cette volonté de relancer notre partenariat est une véritable chance pour toutes les régions frontalières. Il doit leur permettre de lever les obstacles à une meilleure coopération en misant sur la jeunesse à travers les classes bilingues, le développement de l’apprentissage transfrontalier et le renforcement des réseaux d’universités.

Je serai de ceux qui s’investiront avec enthousiasme pour contribuer à l’émergence de ces projets et au rapprochement des peuples.



 

Audition de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan en Commission des Affaires Economiques

Sébastien Soriano, Président de l'ARCEP, réaffirme en CAE que le réseau de téléphonie fixe ne sera pas délaissé au profit du réseau mobile

Déplacement de la Mission d'information sur les produits phytosanitaires dans l'Aube

Présentation des nouveaux outils pour aider à la recherche d'emploi lors d'une récente rencontre avec les équipes de Pôle Emploi Sélestat

Abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h: vos avis

Vous avez été une trentaine, et je vous en remercie, à me faire part de votre point de vue sur l'abaissement des limitations de vitesse sur le réseau secondaire annoncé pour le 1er juillet par Edouard Philippe. Cette mesure radicale est destinée à diminuer le nombre de morts sur nos routes, le chiffre s'établissant à 3477 en 2016, l'objectif étant de faire baisser ce nombre d'au moins 10%.

A la lecture de vos avis plusieurs groupes d'arguments se dégagent. 

Nombreux sont ceux qui pensent que les réglementations existantes permettraient d'épargner des vies supplémentaires si elles étaient appliquées de façon conséquente: vitesse, alcool et stupéfiants mais également téléphone au volant. C'est également un argument qu'on entend du côté des forces de l'ordre (sous couvert d'anonymat) qui, au-delà du manque de moyens, craignent une déshumanisation du métier de policier ou de gendarme où la sanction prendrait le dessus sur la pédagogie. Un syndrome "RoboCop" en quelque sorte.

Un argument qui revient de façon constante est la suspicion que la limitation de vitesse a pour objectif inavoué de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. Les journalistes "auto" estiment le supplément de recette des flashs à plus de 300 millions d'€ par an, ce qui a obligé le chef du gouvernement à préciser que, dans tous les cas, les recettes supplémentaires seraient affectées à la sécurité routière. Affaire à suivre...

Néanmoins, pour la plupart d'entre vous, un abaissement de la limitation de vitesse pourrait s'avérer utile sur certaines portions du réseau secondaire particulièrement dangereuses. De même, vous pensez qu'il incombe aux Conseils Départementaux, en charge d'une grande partie des routes concernées par la mesure, d'identifier ces zones dangereuses et de déterminer la vitesse adaptée.

De nombreux autres arguments sont soulevés: gains environnementaux négligeables du fait d'un rapport inadapté entre boîte de vitesse et régime moteur, risque de voir le nombre de manœuvres dangereuses augmenter et la vigilance baisser, disparition du différentiel de vitesse entre camion et voiture particulière, injustice d'une telle mesure concernant davantage ceux qui utilisent leur voiture dans le cadre de leur activité professionnelle. 

Enfin, deux lecteurs se montrent favorables sans bémol. 

Comme je m'y étais engagé,  je ferai part de l'ensemble de vos avis aux services du Premier Ministre.

Post-scriptum: Lors de son audition devant la commission des affaires économiques, Carlos Ghosn le patron de Renault a annoncé qu'avec la future voiture autonome en préparation (une Clio de ce type sortira dès 2019) il n'y aurait plus d'accidents et donc zéro morts. Tout simplement parce que ces autos se passent d'intervention humaine pour circuler et qu'elles le feront en respectant à la lettre le code de la route. Il n'a pas précisé à quelle vitesse le système serait fonctionnel...







Le chiffre:



147






 

Nous étions 147 sur 577 pour écouter Wolfgang Schäuble et célébrer 55 ans d’amitié franco-allemande lors de cette journée du 22 janvier qui se voulait historique. Le matin à Berlin l’hémicycle du Bundestag était rempli et le gouvernement allemand représenté au plus haut niveau. A Paris seuls Nicolas Hulot et Nathalie Loiseau essayaient de meubler les bancs du gouvernement désespérément vides. Voilà l'illustration d'une bien vilaine tradition française : ce qui relève des relations internationales est la chasse gardée du chef d’Etat et le Parlement n’est là que pour faire la claque. La majorité a changé mais les méthodes de l'ancien temps demeurent.

En images
Concert de Nouvel An de l'Harmonie de Baldenheim sous la direction de Guy Arlt
Inauguration de la nouvelle agence des Dernières Nouvelles d'Alsace à Erstein par Francis Hirn et Dominique Jung
Retrouvez l'intégralité de mon actualité parlementaire sur le site de l'Assemblée nationale
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


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