Infos & Débats  n°6 | 8 février 2018

Le Premier Ministre a décidé de confier au préfet Jean-Luc Marx une mission de réflexion sur l’évolution des deux départements du Rhin; comprendre en direction d’une collectivité unique. Dès cette annonce, le débat sur une future collectivité alsacienne repart de plus belle comme si les boxeurs attendaient l’arbitre pour retourner sur le ring. Et j’apprends que les pétitions circulent déjà sur les réseaux sociaux.

Il a donc suffi que Paris bouge pour que l’Alsace se réveille, qu'elle retrouve ses vieux réflexes : résister.  Au fil des générations, elle s’est forgée son identité en résistant tour à tour aux Prussiens puis aux « Jacobins de Paris ».  Et lorsqu’il n’y a plus de menace en vue, c’est le local qui prend le relais, les Haut-Rhinois résistant à l’hégémonie des Bas-Rhinois, lesquels ne supportent pas le complexe de supériorité des Strasbourgeois, qui eux-mêmes se divisent en sous-groupes car il ne faut pas confondre un habitant de Cronenbourg avec celui du Quartier des Quinze ! 

Aurons-nous, une fois n’est pas coutume, l’intelligence de parler d’une même voix? Si le rapport du Préfet dit « qu’ils ne sont pas d’accord entre eux » il ne faudra pas s’étonner que Paris décide à notre place, en l’espèce ne décide rien.

Oui, il faut avancer sur la création d’une ‘collectivité à statut particulier’ en la dotant des moyens et des compétences pertinentes à l’échelle de notre territoire rhénan. Mais n’en faisons pas un outil défensif. Au contraire, ayons un esprit de conquête !

Concevons cette collectivité en bonne intelligence avec la région Grand Est et les métropoles, à commencer par Strasbourg, afin qu’elle nous permette de fertiliser notre terroir et de cultiver nos talents, d’être un laboratoire de gouvernance économique, sociale et culturelle à la hauteur des défis du siècle. Elle n’est pas une fin en soi mais un moyen au service de nos concitoyens, notamment des plus jeunes.

Je rêve d’une Alsace qui se débarrasse de ses complexes et qui cesse de ressasser ses problèmes pour devenir une terre d’expérimentation où se pratique la synthèse entre le local et le global, entre l’appartenance nationale et les progrès nécessaires de l’Europe, entre une culture, une histoire régionale originales et un destin qui soit autre chose que la répétition du passé.

Bref, un projet d’avenir.



 

Assemblée Générale de la FDSEA du Bas-Rhin en présence de Michel Dantin

Audition d'Action Logement par la Commission des Affaires Economiques

Séminaire de travail du Groupe UDI - Agir - Indépendants à l'Assemblée nationale. 

Séance de questions d'actualité
 

A côté de la plaque: peut-on poser un autocollant sur l’identifiant territorial
de sa plaque d’immatriculation?

Le débat sur la collectivité alsacienne a incidemment posé la question de l’identifiant territorial apposé sur les plaques d’immatriculation. Plus précisément, est-il possible de remplacer le logo de la région et du numéro du département de nos plaques par un autocollant, comportant, au hasard, le logo d’une ancienne région? Simple anecdote ? Oui, quoique…

Un rappel s’impose. La réglementation impose explicitement la présence d’un identifiant territorial constitué par le logo officiel d’une région et le numéro de l’un des départements de cette région. Seule souplesse accordée : le choix de cet identifiant demeure libre, l’automobiliste peut choisir n’importe quel département, qu’il y réside ou non. Si l’on ajoute à ces dispositions qu’il est interdit de modifier les plaques ou d’y rajouter un élément (sous peine d’une amende pouvant aller de 90 à 135€), la réglementation ne permet en théorie  aucune fantaisie aux conducteurs qui souhaiteraient recouvrir le blason officiel de leur région.

En pratique, la situation est moins tranchée. L’identifiant territorial ne constitue pas un élément d’identification du véhicule et ne figure pas sur la carte grise. Il existe dès lors une « tolérance » pour les autocollants, s’ils n’entravent pas l’identification du véhicule et dans la mesure où ils ne représentent, jusqu’à preuve du contraire, aucun danger. La « tolérance » demeurant un concept subjectif, les excentricités restent néanmoins à proscrire.

Enfin, dernier rappel, si votre plaque est détériorée ou si vous souhaitez en changer volontairement, il est impératif de passer par un professionnel.


Le chiffre:



2

(millions de tonnes)


 


Voilà la quantité de viande issue de l'Union Européenne qu'importe actuellement le Royaume-Uni. Ses principaux fournisseurs sont l'Irlande et surtout la France. Le Brexit risque donc d'avoir des fortes répercussions sur la filière élevage française.

En images
Inauguration de la Salle Martin Schaal à Erstein
Visite des studios de France 3 Alsace
Retrouvez l'intégralité de mon actualité parlementaire sur le site de l'Assemblée nationale
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


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