Infos & Débats n°20 | 21 septembre 2018

A Valenciennes, on joue cartes sur table

L’activité de l’Assemblée nationale a été suspendue le temps d’une journée pour que les différents groupes parlementaires puissent se réunir pour leurs traditionnels séminaires de rentrée. C’est ma collègue Béatrice Descamps qui a accueilli le groupe UDI-AGIR-Indépendants dans sa charmante ville de Valenciennes pour une séquence de débats intensifs.

Environnement, santé et économie au menu

Au fil des années, l’environnement, et plus encore les mesures pour faire face au changement climatique, se sont imposés au cœur des travaux du Parlement. Autour de Karine Gavand de la Fondation Européenne pour le Climat et de l’économiste Pierre Larrouturou, il s’agissait plus spécialement de mesurer les besoins financiers nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs de l’Accord de Paris.

En effet, malgré les lois « Grenelle » et de « transition énergétique » , la France a augmenté ses rejets de CO2 l’an passé alors qu’il faudrait les baisser de plus de 50% à l’horizon 2030. Il s’agit non pas d’étrangler l’économie mais de la réorienter en investissant massivement dans des activités à « bas carbone ». En première ligne se trouvent les transports ainsi que le secteur du bâtiment. A l’échelle de l’Europe, la seule qui soit pertinente pour espérer un résultat notable, il faudrait investir 1000 milliards € par an pour transformer nos modes de transport et isoler les bâtiments à la hauteur des enjeux climatiques à venir et exploiter le gisement d’emplois nouveaux qui en découle.

Pacte pour l’économie, plan pour la santé

Avec Luc Berille, secrétaire général de l’UNSA et Alain Griset de l’Union des entreprises de proximité, c’est le projet de loi PACTE qui est sur le gril. Le texte va arriver fin septembre à l’ordre du jour du Parlement et a pour ambition de redonner un élan à l’activité économique du pays alors que la croissance semble montrer des signes de faiblesse. Cette séance de travail devra permettre au groupe politique de procéder aux derniers arbitrages sur les amendements au texte ainsi que de déterminer sa posture générale vis-à-vis de la philosophie défendue par le Gouvernement.

La presse a récemment titré sur le lien entre chômage et mauvaise santé. Il n’y a donc qu’un pas pour arriver au dernier sujet du séminaire. C’est Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France qui s’est chargé de commenter le Plan pour la santé 2022 présenté cette semaine par Emmanuel Macron.

Faire cohabiter économie et santé

Avec les 11,5% de son PIB qu’elle y consacre, la France n’est pas avare lorsqu’il s’agit de desserrer les cordons de la bourse en faveur de la santé. Mais selon l’aveu même des personnels soignants, un quart des 195 milliards sont dépensés pour des soins inutiles. La question de la qualité de l’offre de soins et celle de son adaptation à l’évolution de la population est donc d’abord une question d’organisation et non de moyens.

En revanche, il est urgent de corriger le tir sur le nombre insuffisant de médecins formés, créant de véritables déserts médicaux dans les zones rurales ainsi que sur le modèle de financement des  hôpitaux, l’excès d’économies et la logique exclusive de tarification à l’acte ayant amené les systèmes au bord de l’explosion. C’est bien pour cette raison que certains représentants du personnel du Groupement hospitalier de Sélestat-Obernai ont tiré la sonnette d’alarme.

Macron fixe la ligne d’horizon mais le chemin reste flou

La stratégie de transformation du système de santé présentée par le Président de la République peut se résumer en 10 points: 

  • création d’un forfait pour la prise en charge du diabète et des insuffisances rénales
  • 1000 communautés professionnelles territoriales de santé couvrant l’ensemble de la France permettant de mettre les médecins en réseau
  • création de la profession des assistants médicaux permettant de soulager les médecins, notamment en matière de tâches administratives
  • labellisation des « hôpitaux de proximité »
  • gradation du degré de spécialisation des établissements hospitaliers
  • création d’un statut unique de médecin hospitalier pour palier au manque d’effectif
  • gestion « collective » des services médicaux
  • participation des médecins au pilotage des hôpitaux
  • suppression du numerus clausus pour augmenter le nombre de médecins formés
  • réforme des études de médecine et suppression du classement

Derrière des mesures très techniques, le but est de remettre de la cohérence dans l’organisation des soins et, pour partie, de rattraper des engagements non tenus par la précédente majorité. Une des clefs du succès sera l'articulation entre hôpital et médecine de ville, en particulier pour réduire l’engorgement des urgences. En revanche, les mesures concernant la démographie médicale – réclamées de longue date par les parlementaires de tous bords – ne porteront leurs effets que dans une dizaine d’année.

Enfin, pour attaquer les problèmes de santé à la racine, il faut remettre l’accent sur la prévention. Or rien n’est prévu ni à l’école ni dans l’entreprise pour réduire le développement de nombreuses affections.

De même, si la logique d’aménagement du territoire est louable, les élus locaux restent les grands absents de la réflexion nationale. Aujourd’hui les Agences Régionales de Santé (ARS) ont la haute main alors que seuls les élus du territoire sont en mesure de créer un trait d’union entre citoyens, acteurs économiques, enseignants et professionnels de santé.

Il reste au débat parlementaire à mettre le doigt là où ça fait mal et à améliorer la copie du plan du Président de la République. 
 

Au Bundestag, nouvelle réunion des membres du Groupe de Travail franco-allemand sur un nouveau Traité de l'Elysée. La prochaine réunion aura lieu le 8 octobre à l'Assemblée nationale avant une conclusion des travaux en fin d'année.
Le Groupe d'études sur le vin reçoit Hervé Novelli, Président du Conseil Supérieur de l'Oenotourisme. Il a annoncé la tenue d'assises, le 20 novembre prochain, 'pour réveiller l'oenotourisme', vecteur de croissance pour nos régions viticoles.
Journées Parlementaires du Groupe Udi, Agir et Indépendants à Valenciennes. A l'ordre du jour, plusieurs tables-rondes  avec des intervenants de qualité sur les enjeux liées au secteur de la Santé et notamment les hôpitaux ou encore sur ceux liés à l'environnement.
Devant la CAE, Stéphane Richard, PDG d'Orange répond au questions des députés sur les enjeux liés au secteur de la téléphonie: couverture du territoire, approvisionnement en fibre ou encore lutte contre les appels indésirables chez les particuliers.
Contournement de Châtenois: le Maire demande des explications au Préfet

Lors de la Journée des Maires à la Foire Européenne de Strasbourg, le maire de Châtenois Luc Adoneth a interpellé le Préfet sur l'avancement du projet du contournement de Châtenois, infrastructure attendue avec impatience par riverains et usagers de la route. J'apporte tout mon soutien à sa démarche réclamant à l'administration d'avancer en matière de procédures préalables sous peine de causer des retards qui rendent incertains une mise en service pour 2020. L'équipement est pourtant indispensable pour éviter l'asphyxie au sens propre comme au sens figuré.

Voici le texte intégral de l'intervention de Luc Adoneth: 

Monsieur le Préfet ,

En 2014 le Préfet  BOUILLON m’écrivait concernant le contournement de Châtenois : « démarrage des travaux fin 2016 plus vraisemblablement 2017 ». 

En 2015 le Ministre VIDALIES m’écrivait « début des travaux en 2017 pour mise en service en 2020 »

En 2016 réunion de la région Grand Est le Préfet annonce le début des travaux en 2018. 

Il y a moins d’un an, le 20.11.2017, Mme le Ministre Elisabeth BORNE écrit  « les travaux débuteront mi 2018 pour mise en service en 2020.

Aujourd’hui, septembre 2018,  le dossier d’autorisation environnementale n’est toujours pas déposé par la DDT du Bas-Rhin. On est donc loin du début des travaux malgré toutes les déclarations. A chaque obstacle levé, comme la protection des fleurs et des papillons,  on vient  en soulever un autre pour retarder le dépôt du dossier. Il semble y avoir une peur paralysante qui empêche d’avancer.  Est-ce l’effet GCO ? 

A Châtenois il n’y a pas de ZAD, pas besoin de CRS, mais une population exaspérée par une administration qui semble inefficace, une population qui veut que les travaux commencent.  Si pour accélérer les choses, il faut descendre dans la rue, on peut le faire et en 2h on bloque toute l’Alsace…

Monsieur le Préfet, merci de donner l’ordre à votre administration de déposer ce dossier et je ne doute pas que Madame la Ministre prendra ses responsabilités. 

A Châtenois, on peut créer le concept de VAD: Vie  A  Défendre. On compte aujourd’hui 106 personnes dont la vie s’est arrêtée sur le bitume de  cette route. 

Jetzt langts, en français « ça suffit » avec beaucoup d’exaspération !

Merci

Luc ADONETH, Maire de Châtenois


 



800

 
C'est le nombre de participants au Congrès fondateur d'Agir_ qui a eu lieu dimanche dernier à Montévrain (77). 

Retrouvez les interventions et les discours de la journée sur la chaîne YouTube d'Agir 

 
En images
Réunion sur l'avenir de l'Alsace entre les parlementaires alsaciens et les Présidents des deux Conseils départementaux à la Maison de l'Alsace à Paris. 
Le 9 septembre, la Fête de la Tarte aux Quetsches de Wittisheim a réuni petits et grands pour déguster les 800 tartes confectionnées avec ce fruit emblématique de la tradition culinaire alsacienne.
Antoine Herth | Député du Bas-Rhin
5 rue Roswag 67600 Sélestat


www.antoine-herth.fr

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